Le crime de Paragon Walk – Anne Perry

Je viens juste de finir « Le crime de Paragon Walk » d’Anne Perry qui est le troisième tome de Charlotte et Thomas Pitt.

J’avais déjà lu les deux premiers tomes en 2012 et je n’avais pas souvenir que j’avais beaucoup aimé. Et après avoir discuté récemment de cette série, j’ai eu envie de me replonger dedans. J’ai d’abord relu les deux premiers tomes dont je n’avais que des vagues souvenirs… C’est dur de perdre autant la mémoire en 7 ans !!

Après les deux premiers tomes, j’ai lu « Le premier jour du reste de ma vie » de Virginie Grimaldi et j’ai continué la série de Charlotte et Thomas Pitt.

Voici le résumé de ce troisième tome :
Un crime sordide vient troubler la quiétude huppée de Paragon Walk. Tandis que l’inspecteur Pitt, chargé de l’affaire, se heurte à l’hostilité et au mutisme des résidents du quartier, son épouse Charlotte, assistée de sa sœur Emily, la charmante Lady Ashworth, ne se laisse pas intimider par cette omerta de classe. De garden-parties en soirées, elles font tomber un à un les masques de l’élite. Les façades respectables de Paragon Walk se lézarderont peu à peu pour exposer à cet infaillible trio de détectives leurs inavouables secrets et mensonges.

Les histoires se passent dans les années 1890 à Londres. Charlotte vient de la grande bourgeoisie londonienne. Une femme ne travaille pas. Ses occupations principales consistent à aller prendre le thé chez des voisines ou à les recevoir pour le thé. Une femme n’a pas le droit de lire le journal. Etc. Mais Charlotte est une femme moderne et n’accepte pas tout ceci. Elle a du mal à « bien se tenir » et dit souvent ce qu’elle pense, sans y mettre les formes.

Dans les trois premières histoires d’ailleurs, les femmes et les hommes sont bien séparés. Les hommes parlent entre eux et se soutiennent, les femmes parlent entre elles et se soutiennent. Ce sont deux mondes bien distincts. Malgré tout, c’est une époque que j’aime beaucoup : on voit l’évolution de la place des femmes par rapport à aujourd’hui.

L’hypocrisie est plus que présente dans « ce monde ». Mais c’est parfois rigolo quand on sait ce que la personne pense et quand on voit ce qu’elle dit. Les différents rangs sociaux sont très marqués avec les domestiques ou les policiers notamment… Voici d’ailleurs un extrait du troisième tome : « Chez les Ashworth, il fut introduit dans le grand salon par un majordome en proie à un dilemme d’ordre protocolaire. Il avait affaire à quelqu’un qui se réclamait de la police, quelqu’un d’indésirable donc, qui ne devait pas oublier que sa présence était tolérée seulement, pénible nécessité due au drame de la veille. Mais par ailleurs, incroyablement, il était aussi le beau-frère de Lady Ashworth ! Voilà à quoi ça vous menait, une mésalliance ! »

J’ai beaucoup aimé ce troisième tome, toujours pour les mêmes raisons. La différence de classes est marquée par le fait que Charlotte voit beaucoup sa soeur Emily (ceux qui connaissent la série comprendront).

Les trois premiers tomes ont également un autre point commun car on connaît le dénouement dans les toutes dernières pages. Ce sont des livres de plus de 300 pages (aux éditions 10/18 en tous les cas), et le dénouement est dévoilé dans les dix dernières pages. Par rapport aux Agatha Christie que j’affectionne tant, dans lesquels le dénouement est donné bien plus tôt avec l’explication du pourquoi Poirot a suivi cette piste plutôt qu’une autre, quelles ont été les erreurs du coupable, etc., cela change beaucoup !! Mais ça met aussi du suspense !

Autre point que je voulais partager sur l’auteur. J’ai appris il y a quelques mois, avant de reprendre la série, que l’auteur a été condamnée pour meurtre il y a de nombreuses années (1954). Et c’est très curieux et inhabituel de lire des romans qui parlent de meurtres écrits par quelqu’un qui en a lui-même commis un.

Voici quelques passages que j’ai bien aimés :

« En décidant d’épouser George, Emily avait cru que l’amitié et la tolérance suffiraient… mais elles ne suffisaient pas. Elle s’était accoutumée à l’affection, aux rires partagés, aux petits secrets, aux longs silences complices, aux habitudes même qui font partie du confort et du rythme quotidiens. »

« Comment pouvait-il rester là, assis tranquillement à quelques mètres d’elle, sans se douter qu’elle avait besoin du son de sa voix, d’une remarque bête et optimiste pour faire taire le tumulte de ses émotions ? »

Je poursuis mes lectures avec un livre totalement différent avant d’attaquer le quatrième tome de cette super série !

3 commentaires sur “Le crime de Paragon Walk – Anne Perry

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