Mémé dans les orties – Aurélie Valognes

Lors du salon du livre, je m’étais pris deux livres : « Le premier jour du reste de ma vie » de Virginie Grimaldi dont je vous avais déjà parlé et « Mémé dans les orties » d’Aurélie Valognes.

Je trouve toujours que le fait d’aimer un livre ou non dépend, entre autres, du moment où on lit ce livre : est-ce que nous sommes assez « disponibles » pour lire ce livre ? Est-ce qu’on le lit après un énorme coup de cœur qu’on regrette d’avoir fini ? Est-ce qu’on a la possibilité de lire ce livre rapidement ou est-ce qu’on ne peut pas lire plus de 4-5 pages par jour ? etc.

En effet, je suis convaincue d’avoir moyennement aimé certains livres à cause de ces raisons. Je pense à « La fille du train » de Paula Hawkins que j’ai lu après « La vérité sur l’affaire Harry Québert » de Joël Dicker. J’avais tellement aimé ce livre, il était tellement dur à lâcher malgré son grand nombre de pages que je ne pouvais pas aimer autant le suivant…

Si je vous raconte tout ceci, c’est parce que j’avais peur d’être dans cet état d’esprit. Après
« Le premier jour du reste de ma vie » de Virginie Grimaldi, j’ai lu « Le crime de Paragon Walk » d’Anne Perry. L’objectif maintenant, est de lire un tome de la série Charlotte et Thomas Pitt d’Anne Perry puis un livre plus léger, etc. Sauf que j’avais beaucoup aimé le livre de Virginie Grimaldi qu’au moment de prendre un livre plus léger, j’ai regretté de ne pas avoir son deuxième livre… J’ai donc commencé celui que j’avais sous la main, à savoir « Mémé dans les orties » d’Aurélie Valognes en étant presque convaincue que je ne pourrai pas l’apprécier autant que celui de Virginie Grimaldi. Etat d’esprit pas génial avant de commencer un livre… Et pourtant…

J’ai commencé ce livre un soir, après avoir fini « Le crime de Paragon Walk » d’Anne Perry. Juste quelques pages. Puis j’ai lu quelques pages le lendemain. J’entrais facilement dans l’histoire mais j’avais des doutes sur le fait d’apprécier l’histoire. Je me sentais moins proche du personnage principal : homme âgé, que du personnage principal du livre de Virginie Grimaldi, femme un peu plus âgée que moi.

J’étais donc arrivée à 25 pages vendredi, alors que je ne travaillais pas ce jour-là. J’ai commencé à prendre ce livre (toujours en tricotant en même temps) en fin de matinée. Et je l’ai fini en fin d’après-midi…

Ce n’est pas un gros livre : 252 pages aux éditions Livre de Poche. Il contient 41 pages + un prologue + un épilogue, ce qui rythme bien la lecture, même s’il a beaucoup moins de chapitres malgré tout que « Le premier jour du reste de ma vie » de Virginie Grimaldi. D’ailleurs chaque chapitre a un titre rigolo comme « En voir des vertes et des pas mûres », « L’hôpital qui se moque de la charité », « Pousser mémé dans les orties », « Les carottes sont cuites », etc.

Voici le résumé :
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur  !

L’histoire est très sympa à lire. Le personnage principal est assez antipathique au début, tout le temps de mauvaise humeur et pas franchement gentil, mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, on s’y attache petit à petit. On se prend vraiment dans l’histoire !

Ce livre permet aussi de voir les choses autrement, ça nous fait poser des questions sur notre entourage et sur soi-même…

J’ai beaucoup aimé l’écriture. Il y a beaucoup d’humour déposé l’air de rien. Voici un petit extrait : « Elle ne quitte presque jamais son poste, où, avec sa machine à coudre, elle confectionne des petits manteaux imprimés pour Rocco son chihuahua. C’est toujours à regret qu’elle sort de sa loge deux fois par jour pour sortir les poubelles et distribuer le courrier. Le plus long est de déposer les lettres sur les paillassons : cela lui prend quinze minutes exactement. »

Au final, j’ai trouvé le style vraiment différent de Virginie Grimaldi. Oui c’est un livre qui se lit vite, de la catégorie « feel good », avec une écriture rapide, dynamique, rythmée par de multiples chapitres. Il y a aussi de l’humour. mais le style reste néanmoins bien différent. Ce qu’il me reste de la lecture de ces deux livres est aussi différent.

Après la lecture de celui-ci, je me dis pourquoi être de mauvaise humeur, pourquoi parfois avoir l’impression de devoir se forcer un peu pour faire un petit compliment qu’on pense vraiment, pourquoi se mettre soi-même des barrières pour des choses qui ne demandent pas un réel effort mais qui seraient tellement plus simples dans nos relations avec les autres. La communication est tellement difficile, personne ne peut être dans nos têtes. Si nous n’essayons pas d’avoir de meilleures relations par flemme injustifiée, c’est dommage. En faisant ainsi toute sa vie, c’est même triste !

Bref, je vous conseille cette lecture très sympa ! Et de mon côté, je compte bien lire ses autres livres en espérant la rencontrer au prochain salon du livre (cette année, je l’ai juste aperçue mais je ne connaissais pas encore ses livres !)

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